Tim Leclabart et les Arts Décoratifs

Palais Royal Paris
20 mars 2025 - 20 avril 2025
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Du 20 mars au 20 avril, Mouvements Modernes rassemble dans son écrin du Palais Royal les créations de Tim Leclabart offrant une vue d’ensemble de son travail de ces dernières années.

Le designer s’est plongé très tôt dans l’histoire des arts décoratifs en collaborant avec plusieurs galeries de design. Enrichi par cette immersion, il a développé son regard et commencé à dessiner des pièces alliant héritage, réinterprétation et contemporanéité.

À l’occasion des 100 ans de l’exposition universelle de 1925, nous confronterons son mobilier avec celui des créateurs de cette époque. Le fauteuil Jane et sa courbe rythmée de bois et d’aluminium fait écho aux fauteuils «paquebot» et renvoie à la géométrie de ceux de Jules Leleu, André Groult ou Pierre Chareau.

 

Prévalence de géométries simples que l’on retrouve notamment dans sa collection New Space. «Dans ma manière de concevoir un objet, je pars toujours d’un cube ou d’une sphère que je viens tailler, découper, réduire à la manière d’un sculpteur. Dans cette collection, ces formes géométriques sont omniprésentes, mettant en lumière à la fois l’infini de l’espace et mon processus de création intérieur.»

 

La recherche de la justesse de la ligne où l’épure est au service de l’esthétisme est donc l’une des caractéristiques que partage les créations de Tim avec le mobilier Art Déco, tout comme le choix de matériaux nobles. Ainsi son mobilier est réalisé en chêne massif, en merisier, en noyer ou en pierre de lave. L’artisanat et ses savoirs faire sont au coeur de sa recherche. Il accompagne d’un échange permanent les artisans qui réalisent son mobilier.

 

Et tout comme l’ordonnait le règlement de la toute première exposition internationale d’art décoratifs qui se tint à Turin en 1902, toujours en application pour celle de 1925, le designer en fait sa ligne directrice pour ses créations : «On n’acceptera que les ouvrages originaux qui montreront une tendance bien marquée au renouvellement esthétique de la forme» . Le designer s’approprie le langage formel de cette riche période pour faire surgir un vocabulaire de formes intemporelles.

 

Avec son Totem Axis par exemple, Tim invoque un esthétisme formel historique en faisant référence à la colonne infinie de 1938 de Constantin Brancusi. La forme, sa répétition, ainsi que l’importance du socle évoquent sans détour ces emblématiques colonnes mais celles du designer deviennent objets lumineux grâce à la technologie LED et aux éléments en résine si parfaitement usinés offrant à voir une création pour nos intérieurs contemporains.

C’est donc par un jeu de conversation entre des pièces historiques de la période Art Déco et les créations de Tim Leclabart que nous vous proposons d’entrer dans l’univers créatif de ce jeune designer.

 

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